Marius (Jean-Gabriel Chélala) a pris la mer ce vendredi soir. Direction l'exotisme bien sur, avec un détour via l'Aventure avec un grand A.
L'Aventure, un peu folle, de faire le tour du monde à la force des mollets. Avec un vélo de Paris jusqu'à Lagos au sud du Portugal, puis avec un cyclomer de Lagos vers La Floride.
Le cyclomer, c'est un bateau au grand coeur, il fonctionne avec un pédalier qui actionne une hélice, et ce bateau est conçu pour la haute mer. Ce n'est pas le Pitalugue, car si son hélice est effectivement grosse, le moteur n'a lui pas la puissance d'un ferry-boîte.
En mer, voila donc la situation de Jean-Gabriel, suivi jour après jour par votre serviteur qui s'est retrouvé embarqué dans cette aventure, grâce au site Coeur de Provence et ses jolies cartes des sites Pagnol au fin fond du Garlaban.
De Marius à Pagnol, il n'y avait qu'un pas, que voila franchi.
Ce que la grande histoire retiendra, c'est que le cyclomer a été construit à La Ciotat, autre ville "Lumière", chère à Pagnol, comme l'est également Toulon, ville chère à Maruis.
lundi 10 mars 2008
Marius à pris la mer façon Pagnol
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lundi, mars 10, 2008
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samedi 19 janvier 2008
Le Tour de la planète

Le web permet des rencontres virtuelles assez étonnantes. Un dimanche soir devant la télé, un reportage plutôt hors du commun présente le projet d'un breton qui va faire le tour du monde en vélo. Le tour du monde ça a déjà été fait, et c'est pas parce que c'est un breton que la chose est exceptionnelle.
Effectivement, et de surcroit vu de Provence la Bretagne est loin du pays. Oui mais ce cycliste, breton d'adoption, va bien sur prendre la mer pour traverser les océans, un peu comme Marius, il a besoin de partir à la découverte de terres, de peuples et de faire le tour de la planète à la force de ses mollets. Le bateau qu'il va utiliser est non seulement propulsé par une hélice, dont la puissance est donnée grâce à un pédalier, mais ce bateau est né, non loin de Toulon, il a un coeur en Provence, il vient de La Ciotat. Dommage que le bateau, provençal dans ses fibres n'ait sur ses flancs l'estampille d'un sponsor de Provence : La région Paca.
L'anecdote va un peu plus loin que ce détour dans la ville des Frères Lumières. Dimanche, le reportage est diffusé à la télévision, je ne regarde que très rarement la télévision, ce dimanche soir là, j'étais devant. Le lendemain soir, je reçois un mail d'une société basée en Bretagne, et qui me parle de Coeur de Provence et cette carte qui présente les sites Pagnol. La société est intéressée pour pourvoir diffuser sur le web des cartes permettant de suivre l'avancée quotidienne de Jean-Gabriel Chélala.
Le tour du Monde en VTC et bateau cyclomer ne passera pas certes par l'Espigoulier ou le Mont-Faron, mais plutôt Paris, le Portugal, la Floride, l'Alaska, la Russie et enfin la Capitale vers le mois de décembre 2008, mais le bateau a des accents à la Pagnol et les cartes géographique un coeur en provence.
Le tout sera quotidiennement suivi dans la rubrique Autour du monde de Phortail
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dimanche 6 janvier 2008
Gateau des rois
La traditions des rois en Provence passe par le gateau des Rois.
Le 1er dimanche de l'année est ainsi marquée l'arrivée des rois mages à Bethléem offrant comme présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Ces trois rois étaient Melchior, Gaspard et Balthazar et sont représentés dans la crèche provençale.
La gâteau des rois a une forme de couronne, pour rappeler ces rois, avec une décoration de fruits confits (en provenance d'Apt, pourquoi pas !)
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jeudi 20 décembre 2007
La Magie de la Fontaine de Vaucluse
2007 allait fermer ses portes sur cette petite balade au sommet de Bertagne et de son paradis, et tant qu'il reste quelques lumières éclairant ce blog, il reste de quoi partager quelques pages de plus sur la Provence.
Cette page pourrait être celle d'un conte de Noël, mais c'est mieux encore !
C'était dans ce temps d'autrefois, peut-être était-ce hier, mais ce me semble loin.
Il y avait une bande de copains, de ceux que l'on se fait à l'école, qui traversent un bout de vie et dont on se souvient longtemps.
Il y avait aussi une allée de platanes avec sur la droite une rivière, enfin ce n'était pas une rivière c'était un phénomène.
Avec nos yeux de gamins de CM2, le bouillon qui se dégageait de cette fontaine était magique. Il y avait beaucoup de bruit, une puissance phénoménale, et de gros bouillons d'écumes qui dévalaient la pente au milieu de massifs rochers.
Au sommet, qui était au pied d'une falaise, le mystère de la résurgence avait marqués nos esprits. Si l'eau qui était là coulait avec force, on ne savait pas d'où elle venait. Magique !
Le commandant Cousteau avait plongé avec son équipe, l'expédition était rentrée bredouille : le mystère du lieu avait vaincu la technique et préservé son charme.
Que c'est beau une journée en Provence, lorsqu'on a dix ans
Gamin, je ne m'étais pas dit : sur ce lieu, je reviendrais. Ce lieu, cette fontaine, comme d'autres lieux tels que les pentes du Garlaban ou Bertagne sont des lieux d'une vie de gamin, ils sont à vous ... tant que vos yeux d'enfants les voient
L'enfant grandit, laisse en Provence ses souvenirs d'enfance et un jour le voila qu'il marche dans ses propres pas.
Le livre des souvenirs s'ouvre alors avec ses pages dorées pleines de sourires et de cris joyeux des enfants.
Nous remontons la route vers la Fontaine d'hier et ses gros bouillons. Nous longeons sur la gauche la longue lignée d'échoppes de souvenirs, le temps n'étant pas aux "Souvenirs de Provence", c'est vers la droite que les réels souvenirs se trouvent, se retrouvent. Le pas rapide dans la traversée du village a pris désormais une vitesse de croisière, le pas est lent, il apprécie. Les paroles échangées ont fait un bon en arrière d'une bonne trentaine d'année. Je regarde dans les yeux des adultes qui tournent les pages avec moi, il n'y a que du bonheur, un brin de nostalgie lorsque le regard se pose, se fixe quelques secondes sur le passé au détour d'un rocher, d'une feuille qui se pose sur l'eau et que le courant emporte. Qu'est ce qu'il fait bon être là, on se croirait chez soi, l'esprit a fait le vide et les moments présents sont appréciés. Lorsque l'on fait du tourisme, on se sent étranger, ici, dans ces moments ou le soleil donne au ciel des couleurs que l'on connait, lorsque la roche prends des teintes familières, on se sent chez soi, on se sent soi. Intenses sont ces moments en tête a tête avec soi, vécus et partagés avec d'autres, un clin d'oeil permet de s'échanger des milliers de pensées.
Et toujours la rivière coule, le chemin commence a grimper et de gros rochers occupent le lit de la rivière. De mes souvenirs de gamins, je n'arrive pas a faire remonter celui de l'arrivée au pieds de la falaise. Le sommet est il là, plus loin, encore dix minutes de marche ou bien c'est tout de suite. Avec la hauteur prise, le lit de la rivière s'éloigne un peu de la vue , d'autant que les arbres génent un peu. Les rochers sont de plus en plus nombreux et le bouillon se fait de moins en moins bruillant. L'arrivée sur le site même est proche. Je pense à ces derniers pas lors de la découverte de la grotte de Grosibou dans le Garlaban. Faute de n'avoir pu la visiter gamin, j'ai découvert la maison du grand duc bien plus tard, les derniers cents mètres avaient été parcourus non plus en marchant mais en activant le pas, comme à la découverte d'un trésor sans penser à rien d'autre que c'est là ? Non encore en peu jusqu'à arriver sur le lieu et se faire surprendre par la beauté attendue du site qui semble te dire : "je suis là".
J'active donc le pas à la recherche de ses souvenirs d'enfance, de ces cris de copains de CM2, la falaise est là, le pied de la falaise est visible : c'est la fontaine !
Mais pas de gros bouillons, les écumes blanches ne s'éclatent pas sur les rochers. Les massifs rochers sont pourtant là, on peut les escalader et commencer à approcher la fontaine. Le pas a ralenti grandement et l'on voit désormais la cavité d'où l'eau de mon enfance jaillissait en gravant dans ma mémoire des souvenirs magiques.
Avec silence, nous nous approchons de la vielle dame. La cavité est béante sur des mètres et des mètres, il faut s'approcher du bord pour voir enfin l'eau, calme au fond du trou, elle est morte !
Autour de moi, un moment de désolation, de tristesse. Les yeux, cependant brillent encore. Les souvenirs s'ils ne peuvent être rafraichis sont par contre bien à l'abri. Le livre de souvenirs peut se refermer tranquillement, on sait qu'on peut l'ouvrir à nouveau, à loisirs, on sait la part de bonheur qu'il y a l'intérieur.
La nature n'a pas pris le dessus sur ce désastre dont la cause est surement plus humaine et politique. Avec nos souvenirs, nous ne pouvons rien faire, sauf témoigner du temps passé.
Cousteau a pu avec des recherches et celles qui ont suivi expliquer cette résurgence. Aujourd'hui il y a surement un combat à mener, un combat d'une vie ...
La Fontaine de Vaucluse, voir dans les yeux des autres, ses plus beaux souvenirs.
2007 Allaudien
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jeudi, décembre 20, 2007
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samedi 15 décembre 2007
Un coin de paradis

C'est suffisamment loin de Marseille, pour avoir le silence.
C'est loin de la mer, mais pas trop encore pour pouvoir encore trouver le calme.
La vue sur le jardin de Pagnol est à portée du regard, sec comme un coup de trique. Garlaban : comment un manque d'eau peut-il être une source d'inspiration ?
Je respire, le ciel est d'un bleu profond et le moindre rayon de soleil apporte sur la peau une chaleur intense, que la pureté de l'air ne vient gêner. Les mètres supérieurs aux milles qui nous font dominer le niveau de la mer ne sont pas nombreux, mais le soleil nous les fait bien sentir : on est au dessus tout, simplement au dessus de tout. Si bien que l'esprit plane et laisse le regard chercher des repères. Au nord se trouvent les Alpes, dans cet enchevêtrement de nuages blancs qui est face à nous. A nos pied, le tapis vert rappelle l'altitude, la hauteur. Durant les quelques instants qui précèdent le sommet, il n'y avait encore que garrigue, des cailloux qui se dérobaient brillamment sous nos pieds, mais là le paradis a son tapis de verdure.
Sur la droite, fier et majestueux se trouve un sommet bien que grand que le point où nous sommes, il rend la sainte victoire à ces jeux de plaine, et repousse le cap Canaille vers la mer.
Ce coin de paradis en Provence, entre Aix, Marseille et le Garlaban, c'est Bertagne.
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mercredi 5 décembre 2007
Desserts de Noël

Ils sont aussi nombreux que beaux, certains en comptent treize, d'autres beaucoup moins mais peu en ont vus bien plus... Cela dépends des régions, et également des traditions.
Dès les premières froidures de décembre, les desserts apparaissent en quelques endroits mais restent discrets.
Dehors, la nuit s'est posée le regard porté vers le ciel, les étoiles, est éclairé de milles feux qui redoublent de vigueur pour scintiller plus que les vitrines.
Le mois va être encore long avant que toutes ces nuits s'écoulent jusqu'à la veille de la dernière.
C'est là que les desserts sont de sortie, ils étaient cachés ces dernières longues semaines, comme restés à l'intérieur de leur enveloppe.
Maintenant si proches du but, les voila au grand jour, brillants, grand ouverts, ... les desserts de Noël que sont les yeux des enfants des premiers instants du réveillon de Noël.
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mercredi, décembre 05, 2007
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mardi 20 novembre 2007
Vacances en Luberon

Il est doux le temps des vacances. Ca a beau être les vacances de la Toussaint, dans le Sud, il y fait toujours beau, à cette période de l'année aussi.
Un plaisir s'accompagnant d'autres joies, les êtres qui comptent dans une vie étaient là, avec leur sourire, leur pèche, rajoutant au déjà bien haut, un second éclat pour les jours futurs si besoin était. Les nuages étant restés ailleurs, ce fut un grand soleil avec plein d'éclats. Ce sont ces éclats qui donnent à cette photo de telles lumières, en tel rendu. Les champs de lavande sont taillés, la terre est ocre, le soleil est en train de redescendre sur sa courbe et allonge les ombres en donnant à ce qu'il éclaire des couleurs chaudes.
C'est dans ces moments avec de l'action, de l'expression de soi que les enfants se font des souvenirs pour la vie. Chacun est au guidon de son propre vélo, et la route est immense, pour nous tous seuls, la pleine liberté, en famille. Les sourires explosent sur les visages, la découverte de l'effort physique dans ce coin de paradis, par cette ambiance particulière de vivre quelque chose de magique, fait briller les yeux, rend tout le monde euphorique.
Chacune des courbes de la route nous fait découvrir un nouveau paysage, et si la route monte un peu, chacun espère la descente au prochain tournant.
Voilà un peu d'ivresse de liberté, les cris fusent, l'écho y réponds, en cette fin d'après midi, des souvenirs plein la tête, j'ai dix ans !
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mardi, novembre 20, 2007
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